Domaine d'application du PPDC, structure et mise en œuvre
Le projet se déroule dans les régions de Daloa/Issia et d'Abengourou, situées dans la
ceinture cacaoyère de la Côte d'Ivoire (figure 1). Le nombre total d'exploitations certifiées faisant
partie des six coopératives est d'environ 1 900.
Le projet a appliqué deux approches de vulgarisation. Le STCP/IITA et l'ANADER, l'Agence nationale d'appui au
développement rural en Côte d'Ivoire, ont recouru à l'approche des champs-écoles paysans dans la région de
Dalao/Issia, tandis que l'ANADER et la GTZ ont appliqué la méthodologie Prostab (Projet de stabilisation des
systèmes de production agricole) dans la région d'Abengourou. Les partenaires impliqués dans la mise en œuvre du
projet ont formé le Comité de coordination du projet (CCP), qui se réunissait une fois tous les deux mois pour
discuter de la planification et de l'exécution des activités par les différents partenaires.
La Rainforest Alliance a assuré le processus de certification, ainsi que la formation des producteurs
devant être certifiés dans les six coopératives. Armajaro a acheté les fèves de cacao aux coopératives pour le
compte de Kraft Foods.
La société E.D.E. Consulting GmbH, chargée de coordonner l'ensemble du projet jusqu'en juillet 2008, a été relayée
par la suite par les partenaires du projet.
Quatre composantes clés pour réaliser les objectifs du projet
1) Renforcer les services de vulgarisation
La vulgarisation est la clef de la réussite d'un projet de ce type. Dans cette alliance entre partenaires publics
et privés, deux méthodes ont été promues et adoptées. Toutes deux étaient destinées à améliorer la productivité,
la qualité du cacao et les revenus des producteurs par des pratiques de production durables.
2) Améliorer les capacités institutionnelles et de gestion des coopératives
Améliorer les capacités institutionnelles des coopératives de producteurs est la condition non seulement d'une
certification par la Rainforest Alliance, mais aussi d'un meilleur accès aux marchés en général. Des systèmes
de contrôle interne, la gouvernance et des structures démocratiques, associés à de bonnes pratiques en matière
de gestion et de commerce, sont des éléments essentiels pour assurer la durabilité à long terme.
3) Développer les capacités locales de certification
Avant la mise en œuvre du projet, la certification par la Rainforest Alliance était principalement le fait d'experts
internationaux originaires d'Amérique latine. Afin de réduire les coûts et de mettre en place des capacités locales,
la Rainforest Alliance a formé des Ivoiriens de manière à ce qu'à la fin du projet ils soient à même d'assumer cette
fonction de certification.
4) Diffuser les bonnes pratiques
Le projet a mis à profit diverses formes et moyens de communication pour partager et promouvoir les bonnes pratiques
adoptées par le PPDC. L'objectif était de développer des pratiques respectueuses de l'environnement et socialement
responsables dans les autres régions cacaoyères, pour commencer en Côte d'Ivoire, puis dans toute l'Afrique de l'Ouest.
Ainsi, on devrait augmenter également le nombre d'acheteurs potentiels convaincus par les méthodes de production durable
de cacao utilisées dans les régions pilotes.
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