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Résultats
Progrès


Des progrès dans la certification

Dans le PPDC, les premières missions d'audit de la Rainforest Alliance ont eu lieu en janvier 2007. Les six coopératives et 355 exploitants participant alors au projet ont été certifiés pendant cet audit. Une deuxième série d'audits a été réalisée en septembre 2007 et le nombre de producteurs certifiés est passé à 1 745. La troisième série en automne 2008 a eu encore plus de succès: maintenant 2 039 exploitants sont certifiés !"

Améliorer les rendements

M. Ouarmé ATOME, 51 ans, marié et père de cinq enfants, possède deux exploitations cacaoyères d'une superficie totale de 6,75 hectares. Il est membre de l'UPADI, une coopérative basée à Issia. Il a suivi les sessions de formation des champs-écoles-paysans du PPDC dans le village de N'Gorankro afin d'acquérir les connaissances qui lui permettront de bien gérer l'exploitation devant être certifiée par la Rainforest Alliance. Pendant la formation, il a appris de nouvelles méthodes de production du cacao, notamment de nouvelles façons culturales et la gestion intégrée des déprédateurs (GID), la taille des arbres, la production de semences et l'agroforesterie générale. Grâce à la formation qu'il a suivie sur les arbres d'ombrage, l'aménagement de pépinières et la préservation de plants d'arbres indigènes, M. Atome a pu planter 20 Frake et 18 Acacia mangium parmi les cacaoyers de son exploitation. En adoptant les nouvelles méthodes améliorées, il a obtenu environ 4,5 tonnes de fèves de cacao par récolte au lieu des 3,5 tonnes de l'année précédente.

M. Ouarmé Atome:
"Je suis maintenant plus convaincu que jamais que l'adoption de bonnes pratiques se traduit par de meilleurs rendements et une meilleure protection de l'environnement. Ces résultats encourageront mes enfants à considérer sérieusement l'idée de faire de l'agriculture à des fins commerciales."


Vous pouvez constater la différence

M. Allah Yao Bernard est membre de la coopérative ECAAP près d'Abengourou dans la partie orientale de la Côte d'Ivoire. Quatre ouvriers l'aident sur sa plantation de cacaoyers de 12 hectares. M. Bernard suit les formations très assidûment et transmet toutes les informations à ses ouvriers, s'assurant qu'ils appliquent bien les nouvelles pratiques.
Le cacaoculteur est impressionné par la différence que de petits changements peuvent apporter, par exemple une meilleure hygiène dans la zone d'habitation des ouvriers et un plus grand souci d'ordre et de propreté dans les plantations. Durant les formations, il a élargi ses connaissances en matière de gestion des déchets, d'amélioration de la qualité de l'eau et de création d'un environnement hygiénique pour lui-même, sa famille et ses ouvriers.

M. Allah Yao Bernard :
"Quand vous entrez dans une plantation PPDC, vous constatez immédiatement la différence. La propreté, les arbres et la zone d'habitation : tout a été amélioré. Comme nous traitons maintenant mieux l'eau et les déchets, nos ouvriers ont moins de problèmes de santé. Nous nous sentons mieux."

Une perspective positive

M. Ladji Kone, un cacaoculteur de 55 ans, membre de la coopérative d'UPADI., possède une exploitation de 6,5 hectares. Il participe au programme de formation de la plantation-école.
Les premiers résultats de l'application des bonnes pratiques agricoles acquises dans le PPDC sont très prometteurs : bonne aération de l'exploitation après la taille des arbres, de nombreuses fleurs et beaucoup de cabosses immatures et des feuilles vertes : M. Kone est convaincu que sa récolte sera abondante. Comme cela avait été recommandé au cours de la formation PPDC, M. Kone a aussi créé une pépinière d'arbres d'ombrage pour les replanter cette année sur son exploitation. Bien qu'il n'ait pas encore commencé la récolte de son cacao, les résultats semblent prometteurs si l'on en juge par les cacaoyers auprès desquels il se tient.

M. Ladji Kone sur son exploitation cacaoyère








Faire montre de solidarité

À la coopérative COPAPAIX, située dans la région centre-ouest de la Côte d'Ivoire, 80 des 700 membres de la coopérative ont été certifiés par la Rainforest Alliance et ont reçu des primes de motivation d'un montant considérable. Ils ont commencé à échanger des informations avec les autres membres de la coopérative à propos des nouvelles connaissances et aptitudes qu'ils avaient acquises lors de la formation, ainsi que de leurs gains. Le président du groupe, Désiré Kouassi, a noté une soudaine amélioration dans la cohésion du groupe. Il remarque : " J'ai constaté que des personnes qui auparavant n'avaient pas l'habitude de parler entre elles s'étaient soudain mises à le faire. Nul doute que notre coopérative s'est transformée ! "

Des cabosses plus nombreuses et plus saines

Avec le soutien des formateurs et des animateurs, les producteurs PPDC ont minutieusement analysé les performances sur les différentes parcelles de terrain, une traitée selon la méthode enseignée dans la plantation-école et une autre non traitée. Ils ont comparé de façon continue les rendements de cacao et le nombre de cabosses affectées par la pourriture brune.

Ils ont ainsi eu la satisfaction de constater que les rendements moyens à l'hectare étaient passés de 508,67 à 760,66 kilogrammes. En même temps, le nombre de cabosses affectées par la pourriture brune était passé de 513 à seulement 331 cabosses par hectare.
Au vu de ces résultats, on peut affirmer que l'approche du projet constitue un instrument puissant pour améliorer la productivité des plantations et réduire la pourriture brune des cabosses, dès lors que les producteurs appliquent systématiquement les pratiques qu'ils ont apprises au cours des formations.